You are currently browsing the tag archive for the ‘sucré’ tag.

06h00: Petit déjeuner. Sucré, toujours.

08h30: Le chocolat du matin, du ballotin offert par les fournisseurs.

09h10: Visite surprise de mon ancienne technicienne, venue avec un gâteau au chocolat maison.

09h25: Seconde part « parce qu’il faut finir ».

14h45: Galette des rois entre collègues.

15h20: Seconde part « parce qu’il faut finir ».

16h00: Surprise de ma moitié: gâteau aux noisettes.

20h00: Après un repas léger, seconde part, « parce qu’il faut toujours finir un repas par du sucré ».

Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, je suis gourmand. Aussi, lorsque je voyage, j’aime à goûter aux spécialités locales et mets un point d’honneur à festoyer sans limite le soir venu. En allant au Portugal, je savais que je n’atteindrais pas des excellences de goût; J’étais encore loin de la vérité.

Le Portugal, c’est le degré zéro de la cuisine. Non, je n’exagère pas. Les plats sont peu recherchés, peu travaillés, et affreusement anti-diététique. Au Portugal, tout est trop gras, trop sucré, trop salé. On s’étonnera après que l’image type du Portugais telle que nous le concevons au travers de clichés bien ancrés est celle d’un petit gros poilu.

     

A Lisbonne, même les feux de signalisation ont du être adaptés aux normes en vigueur. A gauche la silhouette Lisboète, à droite une silhouette plus traditionnelle. (On clic toujours pour mieux apprécier la différence)

Bon, sur ce dernier point, oui, j’exagère un peu. Tous ne sont pas petits gros et poilus, loin de là, même si leur proportion est un peu plus prononcée que par chez nous. On croise même quelques belles plantes, au détour d’un parc, s’entraînant torses nus à la capoeira.

En tout cas, niveau gastronomique, ça craint. J’en veux pour preuve le plat typique que l’on retrouve sur toutes les cartes, du petit boui-boui au restaurant plus luxueux: la morue. Bacalhau en Portugais ou Cod Fish en anglais. Je le précise, car pour vous berner, ils peuvent vous donner des cartes dans différentes langues, et, pensant prendre enfin un poisson différent de la morue, vous vous retrouverez encore avec un plat sans intérêt aucun. Vous la trouverez toutefois cuisinée d’au moins trois façons différentes. Attention! Je vous entends penser que cuisiner un même poisson de trois façons différentes relève de la haute cuisine; il n’en est rien.

Le bas de gamme dans la morue, c’est la morue bouillie et salée. J’insiste sur le salé. La morue vous déshydratera au point de devoir boire trois verres d’eau pour une bouchée de poisson.  Je subodores un affreux complot pour nous forcer à payer plus d’eau. Car oui, ils sont frileux pour donner des carafes d’eau, par contre ils vendent à prix d’or des petites bouteilles de 50cl, jamais plus, pour que vous en repreniez à foison. La gamme intermédiaire ensuite, c’est la brandade de morue (Bacalhau a bras): mélange de poisson grossièrement haché , mélangé à de la purée de pomme de terre huileuse et salée. Huile et sel en quantité démesurée, cela va sans dire. Enfin, summum du luxe en matière de morue, la morue grillée à la poêle, puis servie dans un bain d’huile d’olive dans votre assiette. Oui, un bain. Les légumes accompagnant le plat ayant évidemment eux aussi été confits dans l’huile et allègrement salés. Et ne comptez pas sur du pain pour éponger toute cette huile, à moins d’avoir un budget conséquent, étant donné qu’il est lui aussi vendu à prix d’or là-bas.

Les poissons mis à part, vous retrouverez beaucoup de fruits de mer également. Là c’est un peu la roulette. Tous les restaurants que nous avons fait nous en ont servis des frais, le problème étant ensuite leur maîtrise de la cuisson pour ne pas vous retrouver avec du caoutchouc dans votre assiette. Une bonne adresse dans la rue touristique de Lisbonne: le Concha d’Ouro. La qualité est au rendez-vous, et c’est l’un des rares restaurants qui ne possède pas d’écran géant retransmettant un énième match de foot pendant votre repas. Car c’est visiblement une coutume locale. Heureusement, ils ne mettent pas le son. Notre premier restaurant d’ailleurs était bien sympathique puisqu’il était situé dans une ancienne salle de cinéma. Mais lorsque l’écran s’est allumé pour retransmettre le match du soir, il le fut beaucoup moins. Un guitariste est venu ajouter un fond sonore agréable, mais l’ensemble restait totalement incohérent: morue-ciné-foot-guitare. Pourquoi pas.

   

Les fruits de mer étant vendus au kilo en restaurant, vous aurez droit à de véritables monstres dans votre assiette, contrairement en France où le plat est à tarif unique, et où les quantités sont du coup bien moindres.

Côté desserts, pas mieux. En boulangerie, vous retrouvez un tas de gâteaux estampillés « spécialité Portugaise », ne vous y fiez pas, on peut toutes les résumés en ceci: une pâte quelconque recouverte de sucre en surdose. Les ventres d’anges? Des jaunes d’oeufs cuits et arrosés d’un sirop de sucre. Et c’est tout. Et il y en a d’autres dont j’ai oublié le nom tant leur intérêt était nulle. On se souviendra -le temps de cette note seulement- de cette pâte feuilletée recouverte uniquement d’un glaçage de sucre. Ou de cette génoise sans gout recouverte de sucre.

A la rigueur, je peux m’étaler davantage sur les Pasteis de Nata: petits flans cuits dans une pâte feuilletée. Ca casse pas trois pattes à un canard, mais c’est encore ce qui fait de mieux. Le must du must étant les Pasteis de Belem, que l’on ne trouve que dans le quartier du même nom, qui sont la réplique des flans précédents, mais servis tièdes et recouverts de cannelle et de sucre glace. On s’approche un peu de quelque chose d’un tant soit peu recherché, mais ce n’est pas encore ça. Notre premier réflexe en rentrant en chez nous a d’ailleurs été de nous arrêter dans une boulangerie pour nous acheter moult pâtisseries qui, alors même que nous les trouvions « bonnes mais sans plus » en temps normal, nous ont semblées être d’une succulence divine cette fois-ci.

Admirez le must de la cuisine Portugaise.

Alors non, définitivement non, n’allez pas au Portugal si vous êtes en quête d’un voyage gastronomique. En plus, tant qu’à faire dans la morue outrance, j’ai été déçu: ils n’ont même pas de mc morue dans leurs mc donalds, j’ai vérifié. Fort heureusement la capitale déploie d’autres points forts pour attirer le touriste sur lesquels nous reviendrons dans une prochaine note.

Archives