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Bonjour et bonne année aux valeureux qui passent encore quelquefois par ici. Le second semestre 2013 a été chargé de mon côté, j’y reviendrai (peut-être) ultérieurement.En attendant, pour bien débuter 2014, un peu de bonne musique. Random Recipe (dont je vous avais déjà parlé ici et ) a sorti son second album, et c’est toujours aussi bon! Vous pouvez l’écouter en intégralité ci-dessous.

En ce moment je bouge frénétiquement ma tête sur ça:

Et ça fait du bien!

Oui, je sais, j’ai encore un wagon de retard mais que voulez-vous? Les informations nous viennent encore par pigeons voyageurs là où je vis, donc forcément nous sommes un peu décalés dans le temps, fieffés pinailleurs! Sur ce, je retourne faire travailler mes cervicales moi 🙂

Il y a parfois des trucs qui vous arrivent sur le coin du nez, comme ça, sans même les avoir sentis venir et sans jamais pouvoir expliquer pourquoi et comment cela est arrivé. Souvent, on se souvient de ce genre d’évènement lorsqu’il a un impact négatif sur nous: « Han il m’est arrivé une tuile hier, je te raconte pas… » (et de raconter tout de suite après) Chez moi, les exemples les plus marquants de ce phénomène sont musicaux.

Je me souviens du premier cas de ce genre. Ils sont de toute façon tellement rare qu’il est facile de les énumérer. J’étais en 3ème quand cela est arrivé. Le soir venu, après le repas, nous étions de corvée de vaisselle mon frère et moi. Et pendant la vaisselle, pour atténuer la pénibilité extrême de cette tâche ingrate, nous écoutions de la musique. Pendant des années j’ai du supporter des groupes que je n’aimais pas, puisque, bénéfice de l’âge aidant, il était convenu que c’était mon frère qui décidait de la musique à écouter. Or en cette année de 3ème, mon frère n’était plus là, parti continuer ses études ailleurs, me laissant seul réaliser l’infâme vaisselle quotidienne.

J’ai donc obtenu les pleins pouvoirs du choix musical … ce qui m’a beaucoup embêté. A l’époque, je n’écoutais pas du tout de musique. On se souvient encore du flop d’un certain noël où je m’étais vu offrir un lecteur radio double cassette dernier cri, qui n’a finalement servi que d’attrape poussière. (heureusement que moults légos étaient au rendez-vous pour rattraper ce cadeau surprise non désiré) Mais la tradition exigeait l’écoute de musique pendant la vaisselle. D’ailleurs, après quelques essais sans, je me suis bien aperçu qu’il manquait quelque chose et que la corvée me semblait bien plus longue.  J’ai, un court moment, opté pour la radio, mais forcé de constater que cela ne me convenait pas ; entre les dialogues manquant d’intérêt, les publicités et les musiques qui n’étaient pas à mon goût, non, cela n’allait vraiment pas. 

Et puis j’ai eu le déclic: j’allais écouter les Cranberries. Cela m’est apparu comme une évidence. Depuis ce jour, je n’ai cessé de les écouter inlassablement, tous les soirs, à tue-tête, sans jamais faire une entorse à cette nouvelle obsession. Ce que je ne comprenais pas -et que je ne comprends toujours pas d’ailleurs- c’est comment m’est venu ce choix. Je ne les avais jamais vraiment écouté auparavant.  Je me souvenais vaguement, quelques années auparavant, de leur clip « Zombie« , et de quelques autres chansons que je ne pouvais pas nommer, entendues au hasard par avant. Mais jamais je n’avais aimé au point de vouloir les réécouter, encore moins d’acheter leurs albums. Et puis les Cranberries, c’était déjà un groupe de vieux, pas de mon âge. Alors pourquoi eux? Pourquoi à cette époque? Pourquoi cela m’est devenu une obsession quotidienne qui perdurera des années alors qu’avant ils ne me suscitaient aucun intérêt?

Bien plus tard au lycée, je n’écoutais toujours qu’eux, lorsque l’on me fit découvrir d’autres groupes que j’ai commencé à écouter. Mais pour eux, cela s’est fait « normalement » par le biais d’amis me faisant découvrir des groupes inconnus de ma personne, et non pas par quelques révélations mystiques surgies du néant.

La semaine dernière, je faisais le tour de mes albums, ne sachant lequel écouter, ayant fait mille fois le tour de chacuns. Et puis de nouveau j’ai eu ce déclic mystérieux. Bien plus étrange encore que le premier, car cette fois, du groupe nouvellement ancré dans ma tête, je ne connaissais quasiment rien. Je les avais entendus quelques fois à la radio, et je me souviens bien ne pas avoir aimé du tout à l’époque. Personne dans mon entourage ne possédait de leurs albums (au contraire des Cranberries que ma mère écoutait parfois)  Une fois encore, cette révélation restera incompréhensible.

Quoiqu’il en soit, depuis une semaine maintenant, c’est Superbus à fond, tout le temps, en boucle. Allez savoir pourquoi.

 

 

Jour 1:

5h30: L’alarme sonne.

6h30: Arrivée au boulot. Avant de partir, je dois régler nos émaux, car les deux personnes en charge de ce travail sont absentes, et je suis le seul à savoir le faire à leur place. Sachant que cela peut prendre entre 30mn et 4h selon les jours, et que j’ai l’impératif de partir à 8h30 dernier délai, j’ai la pression.

7h00: Ma mesure est ratée, mal positionné un joint, tout à refaire. L’heure tourne et je suis maintenant recouvert de gouttes d’émail des pieds à la tête. Evidemment, j’avais déjà sur moi ma tenue de voyage, gain de temps pour éviter de devoir me changer. J’ai mal au crâne.

8h30: Emaux réglés, bonhomme et vêtements lavés. Je vais chercher la clef de la voiture de l’usine, la secrétaire commence à me faire la conversation. Je n’aurai peut-être pas du l’y habituer. Pas le temps, j’abrège, mon périple m’attends.

10h: Ca y est, je suis en plein bouchon parisien, sur la francilienne menant à l’aéroport. J’ai encore le temps. En tout cas je me force à y croire.

10h50: J’arrive à l’aéroport, je me dirige vers les parkings. Pour une fois, j’ai bien pensé à regarder à quel terminal je devais me rendre, pour éviter de devoir reprendre une navette ensuite.

11h05: Je trouve enfin une place de parking.

11h20: Ca y est, j’ai mon billet, je retrouve mes collègues français. Ils ont l’air aussi enjoués que moi de faire ce voyage (ironie spotted). Malgrés tout, ça fait plaisir de se retrouver, les occasions sont rares.

11h35: Ah, zut, le portique de sécurité. Je n’ai pas pensé qu’il fallait que je retire ma ceinture, et le pantalon que je porte ne tient pas sans. Youpi. Devinez qui va faire sonner le portique? Aller gros monsieur, fais ta besogne, viens me palper. Non, ne tire pas sur mon pantalon en faisant glisser tes mains, j’ai déjà du mal à le retenir. 

12h: Notre vol pour Varsovie est annoncé avec 5mn de retard, puis 10, puis 20.

12h40: J’ai faim. Les voyageurs commencent à s’impatienter. On nous dirige enfin vers le bus qui nous conduira à l’avion. C’est un gros vol, le bus est petit, on se retrouve vite très à l’étroit.

12h50: On nous annonce que le ménage de l’avion n’est pas encore terminé, et que nous allons devoir rester dans le bus encore un instant.

12h55: Nous embarquons. Plusieurs passagers s’inquiètent du retard, mais le commandant de bord, très compréhensif, leur explique qu’un vent de dos nous le fera rattraper.

13h30: Le repas est servi. C’est toujours aussi maigre, mais meilleur que d’habitude. Il faut dire que c’est la première fois que je voyage avec air france, ça se ressent quand même dans le service. Courgettes et saumon fumé, tartelette à la poire. Il aurait fallu au moins trois plateaux repas pour faire un vrai repas en quantité suffisante, mais bon, c’est mieux que rien.

15h05: Arrivée à Varsovie. Malgrés les promesses du commandant, nous avons toujours 10mn de retard. Je ne m’en inquiète pas, mon prochain vol n’est que dans une heure et demie.

15h45: Nouveau billet en main, portique passé sans sonnerie mais avec le sac fouillé cette fois.

16h35: On embarque, en direction de Poznan cette fois. 5mn de retard. Les avions prendraient-ils la mauvaise habitude du train?

17h35: Arrivée à Poznan. En vol, nous n’avons eu droit qu’à une petite barre chocolatée, la compagnie polonaise est plus avare que son homologue française. On retrouve une partie de nos homologues européens.

18h: Arrivée du taxi-bus chargé de nous conduire à l’hôtel. Moi qui suis pourtant d’un petit gabarit, je trouve les places très étroites. J’apprends très vite qu’en plus de leur petitesse, elles sont très inconfortables. Le responsable du groupe m’apprends que le trajet va durer deux heures. Deux heures là dedans? Ouille. Tant pis, je décide de profiter du paysage. Féru de nouvelles technologies, et ne voulant rien oublier de mon périple, je me décide à twitter tout ce que je vois, armé d’un crayon et du dos de mon billet d’avion en guise de callepin (Quoi? Ca ne marche pas comme ça?) Poznan c’est moche. Certes, nous avons évité le centre qui pourrait éventuellement receler de choses intéressantes, mais ce que j’ai vu n’a pas retenu mon attention. C’est gris, c’est sale, les gens ont le faciès marqués par une trop grande absorption d’alcool. Bon, les heures de vol et mon mal de crâne persistant ne m’aident certainement pas à avoir un point de vue objectif à ce moment là. Je remarque que les feux tricolores, avant de passer au vert, passe par l’orange. On me souffle que c’est pareil en allemagne. Peut-être. Le chauffeur allume la radio, trop forte à mon goût, qui plus est qu’il nous a mis la « NRJ » locale. Les daubes musicales sont internationales. De la musique rythmée mais des textes vides de sens. Quitte à subir la radio, j’aurai préféré entendre du polonais, que des textes anglais infâmes, braillés par des bimbos à la « vibes » facile. Ce que j’entends me désespère, le point culminant arrive à l’écoute de ces quelques phrases: « Deep inside you cry cry cry. Don’t let your hoOOOoopes die die die. » Mon dieu. Comment peut-on oser « chanter » ça? Et bien, pour toi lecteur, j’ai fait une recherche, et c’est Oceana la fautive. Cliques vite, tu auras même le droit au clip en bonus. J’en viens même à regretter Desireless qui passait en boucle lorsque j’étais en allemagne. Nous quittons Poznan pour nous engager sur une quatre voies. Par trois fois on voit des voitures effectuer des demi-tours sauvages, se souciant guère de la circulation avoisinante. Le taxi-bus n’a évidemment pas de ceintures de sécurité, dommage. Surtout que depuis le début du voyage, le chauffeur est pendu au téléphone et conduit distraitement. Chut. Ne pas voir, rester concentré sur le paysage. Zut, la nuit tombe, raté. Les routes polonaises sont en piteux état et le bus ne semble pas être pourvu d’amortisseurs. Penser à autre chose. Tiens, un flash info. Parmis le borogyme polonais, je distingue des noms. Je décompte un seul Obama pour deux Sarkozy (cocorico!) et quatre … Carla Bruni! Je me demande ce qu’elle a bien pu faire pour être citée autant de fois dans un bulletin polonais.

20h30: Nous arrivons enfin à destination. Ce fut plus long que prévu. Je persiste à dire qu’un chat-bus aurait bien mieux fait l’affaire. J’ai le dos ruiné. Comme d’habitude, on nous a logé dans un palace immense. Chose étonnante, il est perdu en pleine campagne, rien autour. Le village le plus proche est Lichen, et ce n’est pas gros. Je découvre ma chambre, on peut y loger à trois facilement. Je vais me soulager et découvre avec étonnement qu’un miroir placé derrière la cuvette me fait face. C’est bien, je peux voir mon gros engin quand je fais pipi debout. Hm, je me ferai presque envie. Etrange quand même.

21h: Je rejoins ceux qui sont arrivés tardivement pour diner. Enfin un vrai repas. Lorsque l’on m’amène la carte, je déglutis en voyant les prix. Ok, on est dans un hébergement de luxe, mais 45€ le plat ça fait un peu beaucoup. Hm. Il me faudra deux minutes pour comprendre que les prix sont en Zloty. La pologne ne fait-elle pas partie de l’europe? Pourquoi n’ont-ils pas encore l’euro ici? Ok, 1 euro c’est 4 zloty, les prix deviennent raisonnables.  Aller, je me lance et choisi une entrée polonaise: les Piroguis, sortes de beignets fourrés diverses choses et cuits à la vapeur. Pour le plat, je ne me risque pas ce soir et me cantonne à un bête poisson. Trop d’aventures déjà, je testerai mieux demain soir.

22h30: Fin du repas. Je regagne ma chambre sans demander mon reste.

22h35: Douche. Je peux allonger mes deux bras sans pouvoir toucher les parois, c’est agréable.

23h: Extinction des feux. La journée de demain s’annonce longue, je m’endors rapidement.

Actuellement en boucle chez moi/en voiture/ dans ma tête:

Très, très bon leur dernier album :3 Pour en écouter un titre, cliquez ci-dessous:

Muse – Uprising

Deux albums attendus prochainement: Muse le 14 septembre avec « Resistance » et Renan Luce le 12 octobre avec « le clan des miros » dont vous pouvez voir un extrait ici.

Groupe découvert récemment avec ce clip:

Tellement vrai! Ca m’a rappelé de bons souvenirs, et qui plus est j’ai trouvé le chanteur … « sympathique »  (paroles)

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