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Sur la route nous conduisant au cinéma:

Moi> Oh?

Lui> Quoi?

– Le type qu’on vient de dépasser là, sur le trottoir, je suis surpris de le voir dehors.

– Pourquoi?

– C’est un ancien opérateur de chez nous, il a tué sa belle-mère à coup de fusil le mois dernier, il était censé être en prison.

– Oh.

[…]

– Tiens?

– Quoi?

– La voiture que tu viens de dépasser, je comprends pourquoi elle roulait si peu vite.

– Ah bon?

– C’est aussi un ancien opérateur. Il n’a jamais eu de permis de conduire.

– Il l’a peut-être passé depuis?

– Il a essayé, mais il l’a raté. Sa dernière tentative étant de la semaine dernière, je ne pense pas qu’il l’ai eu entre temps.

– Oh.

[…]

<soupire>

– Hm?

– Tu vois la voiture au stop à la sortie du chemin de l’usine?

– Oui, et?

– A cette heure là il ne devrait y avoir personne, ça c’est un opérateur qui gruge sur son temps de travail: il part une demie-heure plus tôt.

– Ah… Et il a le droit?

– Non. Ils en profitent car personne n’est là pour les surveiller à cette heure là. On le sait, mais tant qu’on ne les prends pas sur le fait… Enfin pour celui là, on en reparlera demain.

– Oh.

J’avais lu le livre d’une traite; il m’avait captivé. Le voilà adapté au cinéma, enfin.

Suite de cette note.

Je suis retourné au cinéma. Les fameuses « images animées sans son » étaient encore au rendez-vous. Cette fois, il n’y avait même pas de fond musical, les images ont défilées dans un silence entrecoupé seulement de quelques chuchotements dans le public. Cette fois, il n’y a eu qu’un film qui a bénéficié de cette « nouveauté ». L’image animée sans son a donc été diffusée 14 fois de suite pour combler le temps imparti.

Entre ça et le Cartel des yaourts, on s’étonnera que la France va mal.

Sinon j’ai été voir le Marsupilami, et pour un Chabat, ce fut fort ennuyeux.

En allant au cinéma samedi soir, j’ai pu assister à une nouveauté. Je ne sais pas si c’est local ou si la pratique est répandue, mais avant les bandes-annonces habituelles, nous avons eu droit à des « images animées sans son« . Je n’invente rien, c’était explicitement présenté ainsi.

Deux films sortant prochainement ont eu droit à ce traitement. Je n’ai pas encore bien compris le principe. Prenons donc un exemple:

Voilà. Prenez cette image, secouez-là un peu dans tous les sens, et faites disparaître/apparaître alternativement les flammes dans la gueule du monstre. Vous avez votre image animée. Pour ce qui est du son, comme effectivement il n’y en a pas, vous vous contenterez du disque passant en ce moment dans la salle: cette fois-ci ça sera du jazz. Rien de plus. On passe ensuite à la seconde « image animée sans son ».

Plongé dans une perplexité totale, je ne vis pas venir ce qui se tramait: ces deux images ont été projetées chacune 7 fois de suite. Quelle était la logique? Imprimer ces affiches dans le subconscient des gens? Les lobotomiser pour qu’ils aillent voir ces films malgré eux? Chez moi, cela a mené à un dégoût profond qui m’a complètement coupé l’envie d’aller les voir. Bon, ok, l’envie n’y était déjà pas avant, mais là elle est enterrée six pieds sous terre. Autant une bande-annonce peut susciter de l’intérêt et amener les gens à voir certains films, autant je reste dubitatif face à ce nouveau procédé.

Sinon j’ai été voir Hunger Games, et c’était bien.

Après une période assez calme, deux films vus à une semaine d’intervalle.

Le premier fut « Time Out ». Parti d’une idée fort intéressante, le résultat est tout juste médiocre. Cela aurait pu être bien mieux exploité, moins gnangnan et cliché. Même le torse de Justin Timberlake ne parvient pas à relever le niveau, on le voit trop peu de toute façon.

Voilà, vous n’avez maintenant plus aucune raison de voir ce film.

Là, je reviens juste du dernier « Mission Impossible ». J’avais des doutes vis-à-vis des trop bonnes critiques entendues ici et là, mais forcer de constater qu’elles étaient fondées. C’est drôle, aucun moment de flottement, une mission vraiment impossible, un bon casting: un bon moment.

Et puis il y a ce type, arrivé alors que les lumières s’éteignaient et s’installer juste à ma gauche. Il est jeune, choupinou, et soit il a rembourré son jean d’une quintuple paire de chaussettes soit Tom lui fait vraiment de l’effet, mais il arbore un volume certain qu’il ne cache pas. Au contraire, il caressera cette proéminence à intervalles réguliers, non sans me donner un coup de coude au préalable avant cette cérémonie plaisante bien que déplacée.  Qui plus est que j’étais accompagné. Les lumières se sont rallumées, il est parti sans même me faire un signe de tête pour le suivre aux toilettes. Décidément, les bonnes manières se perdent de nos jours.

Comme beaucoup, je suis allé voir Intouchables dans les salles obscures. Je ne vais pas revenir sur le film en lui-même, il est bien, les critiques l’ont assez dit.

Par contre je suis assez étonné de cette nouvelle mode qui en a découlé. C’est un peu comme avec « Bienvenue chez les ch’tits », où plus personne ne pouvait terminer ses phrases sans les ponctuer d’un « biloute » ou d’un « hein » bien prononcé. Avec Intouchables, le nec plus ultra était de sortir avec son paraplégique, ou à défaut sa personne en fauteuil roulant voire même tout autre handicapé moteur ou mental. Et d’arborer ce petit air satisfait et supérieur du « vous avez vu ? Moi aussi je fais tout comme dans le film, je prends soin de mon handicapé. »

Je m’en suis presque voulu de ne pas avoir une vieille mère impotente pour –tout comme les autres- la sortir de son placard uniquement pour cette occasion. Parce que soyons lucides un instant : qui a déjà vu une salle de cinéma dont les places handicapées étaient toutes prises au point de devoir déborder sur les autres rangs ? Non, d’habitude on ne les sort pas. On les laisse moisir dans un coin et c’est déjà bien qu’on leur rende visite une fois par mois. Jamais avant ce film je n’avais vu une place handicapée occupée durant une séance de cinéma. Jamais.

Ce qui me désespère dans tout ça, ce n’est pas qu’on les ait sortis pour aller au cinéma –au contraire- mais surtout d’y aller pour voir ce film-là. Quitte à vouloir les divertir et leur faire changer les idées, pourquoi ne pas les amener voir un bon film de science-fiction, ou même une comédie poilante ? Non, on préfère bien leur rappeler qu’ils sont handicapés et qu’ils ont une vie de merde en leur faisant voir l’unique film sur le sujet. Pis encore ! Dans le film, le paraplégique a peut-être eu un destin terrible, mais il est quand même pété de thunes, il faut le dire. Il peut s’offrir tout ce qu’il veut, d’un claquement de doigts. Ah ben non, zut, il ne peut plus les claquer, ses doigts. Quoiqu’il en soit, même s’il ne peut plus jouir de grand-chose à cause de son handicap, il a quand même un certain train de vie et les capacités de s’entourer de personnes qui vont s’occuper de lui. Je me demande bien qui, dans la salle, pouvait en dire autant. Non, eux vont revenir dans leur appartement crasseux et non pas dans un château entretenu par moult personnel, vont manger une bouillie fade et non pas un repas gastronomique, et vont retourner à leur vie triste, seuls, ponctués par la visite mensuelle obligée des proches, qu’on écourtera parce que bon, il y a des courses à faire après et que hein, on n’a pas que ça à faire, nous, les gens qui devons travailler et pas rester à glander toute la journée chez soi dans un fauteuil.

Fumer un joint en buvant du champagne en compagnie d’un pote dans un château. Vis ma vie de paraplégique.

Avec tout ça, je ne sais pas si je vais aller voir Contagion, des fois que la mode pour ce film soit d’amener son malade grippé avec soi, on ne sait jamais.

On croise parfois des gens au comportement étrange. Plus rarement, on les cumule dans une même journée.

L’autre jour je suis allé au cinéma. J’étais tout renfrogné, le salon de thé dans lequel j’avais prévu de passer avant étant fermé pour les vacances, quelle idée ! Et puis pour bien faire les choses, la  pâtisserie sur laquelle j’allais me rabattre pour contenter mon envie de sucre était fermée également. Grumph.

C’est donc la faim au ventre, bougonnant, que je prenais place dans la salle obscure qui se remplissait peu à peu, dans un silence religieux. Etrangement, aucun fond sonore ne venait combler l’attente, et personne n’osait parler de peur de rompre cette ambiance ou que tout le monde ne participe à leur conversation. Peu de temps avant les publicités d’usage, un asiatique en surpoids s’est installé à deux sièges de moi. Aussitôt assis, il s’est assoupi comme une masse, d’un coup. Plus rien ne le réveillera avant le vidage de la salle en fin de séance. Ca fait cher la sieste, quand même. Ni les publicités trop sonores, ni les explosions du film et encore moins l’infâme môme braillard et poseur de questions ne le sortiront de son sommeil. D’ailleurs, en parlant du rejeton perturbateur, après lui avoir gentiment demandé de se taire et de lui avoir fait comprendre qu’il ne fallait pas parler durant un film  car il embêtait tout le monde, sa mère s’en est mêlée, m’intimant de ne plus faire chier son fils, qu’il parlait s’il le voulait, qu’il était libre de faire ce qu’il voulait. A ce moment précis je leur aurait bien foutu une baffe à la mère et au fils, mais ça aurait joué en ma défaveur. J’ai donc signalé que j’allais me plaindre, ce qui a eu pour effet de les faire fuir à l’autre bout de la salle. J’entendis des « chut ! » tout le long du film provenant de ce coin. Ils étaient toutefois moins sonores que ce que je subissais avant, et je pus terminer normalement ma séance, prenant soin d’enjamber le gros assoupi pour sortir.

Plus tard, je décidais de me sustenter dans un fast-food avant de retourner chez moi. Nouveauté : on peut maintenant passer sa commande à une borne et la retirer directement en caisse, pour gagner théoriquement un peu de temps (ça doit exister depuis longtemps, mais je suis en province et je ne fréquente guère le lieu). Je m’essaie donc à ce nouveau gadget, tout comme une mère et sa fille à côté de moi. Elles passent commande pour un régiment (mais au vu de leur ligne, je dirai que le régiment se résume à elles deux), paient … et partent sans emporter leur gargantuesque repas. C’est à une caissière dépitée que j’apprenais qu’elle pouvait défaire les cinq sacs qu’elle venait de remplir de victuailles diverses. Le choc plongea la malheureuse dans un état second, elle ne cessera de répéter « Mais ?… Elle a payée ! » jusqu’à ce que je sois servi à mon tour.

Le repas fut vite avalé, et je rentrais chez moi. Mes voisins du dessus achevaient leur régulière séance karaoké Johny. Au moins j’avais échappé à ça. Le répit fut de courte durée. Un bébé se mit à brailler (je dis « un », car je ne crois pas qu’ils se soient (encore) reproduis, je suppose que c’est un prêt, ou une location) et la « mère » d’avoir une réaction adaptée : « TA GUEULE ! MAIS TU VAS LA FERMER TA PUTAIN DE GUEULE ?! » beugla t-elle, faisant redoubler les pleurs. Et ce manège de continuer jusqu’à ce que j’use du remède qui ne cesse de faire ces preuves : un morceau de Mozart passé au même niveau sonore que leur karaoké. Non seulement cela couvre leurs vociférations, mais en plus ca les calme rapidement.

Une journée comme les autres.

J’ai la chance d’avoir des plaisirs simples, et donc de pouvoir en jouir sans aucune limitation.

S’acheter un livre, le découvrir devant une part de gâteau et un breuvage parfumé dans un salon de thé, aller voir une poignée de sorciers en découdre une bonne fois pour toutes, achever sa sortie à une bonne table, se mettre au lit pour continuer confortablement sa dernière trouvaille littéraire.

Une autre bonne journée de passée.

Ce périple parisien fut aussi l’occasion de renouer avec les salles obscures délaissées depuis trop longtemps.

Nous avons commencé par « Le complexe du castor », avec Mel Gibson et Jodie Foster, dans une salle non climatisée et un écran donnant le torticolis car pas en face des sièges. Oui, on peut aussi tomber sur des  cinémas plus pourris qu’à trou-ville à Paris. J’ai été agréablement surpris. L’histoire se résume facilement (clic) et pourtant le film n’est pas si simpliste que ça. Il sort des scénarios préconçus et rien que pour ça, il mérite qu’on s’y attarde.

              

Puis nous avons vu le dernier X-Men, dans une autre salle, l’incontournable du moment. Là encore j’ai été surpris, mais avec quelques réserves. Un peu moins grand public, ce volet est beaucoup plus travaillé au niveau du contexte historique et de l’évolution des deux personnages de Magnéto et du Professeur X (tout l’intérêt du film) Cela se traduit par moins de batailles et d’effets spéciaux outrance, mais plus de dialogues et de scènes de narration très bien jouées (La scène du bar, une merveille.) Du coup le film s’est attiré les foudres de tous les jeunes ados en manque de sensations, qui assassinent ce volet car « chiant, ennuyeux et sans combats ». Ca c’est sur que la guerre froide doit moins les passionner, or elle est très bien travaillée ici. Vraiment. Ce qui me chagrine en revanche, c’est les incohérences au niveau de certains personnages, ce qui a fait s’arracher les cheveux des fans pointilleux de la première heure, ceux-là même qui ont lus tous les comics et les connaissent par coeur. Je n’en suis pas à ce point là, mais quand même, il y a des choses qui ne se font pas. Non mais. (Par contre on soulignera la présence du sexy Nicholas Hoult au casting. Rrrrr~)

Quoiqu’il en soit, ce film est à voir! Oh, et autre point à souligner: il fut l’occasion pour un certain Boys Band de se reformer pour interpréter le générique de fin. Enjoy~

Après un sixième opus fort décevant, je suis allé voir le dernier en date avec quelques appréhensions.

Plus sombre, plus adulte, sortant de la trame pré-établie école/nouveau sortilège/partie de quidditch/gentil qui devient vilain à la fin, ce volet me réconcilie avec la série. Il faut aller voir, ne serait-ce que pour les 23cm de notre cher Harry Potter (si si).  

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