Discutant de notre système de santé et plus particulièrement de l’hôpital de la ville :

Moi> Vous devriez quand même retourner les voir, on voit bien que ça ne va pas, votre dos.

Lui> Quoi? retourner là-bas? C’est des charlatans! Et puis le personnel! Mon dieu … le personnel ! Déjà l’infirmière … une black ! Mais black hein! Il y  deux semaines elle était encore dans son champ à ramasser du coton! J’ai rien compris à ce qu’elle m’a dit avec son accent! Et après, c’est pas finit! J’attendais mes résultats, et le docteur c’était encore un arabe « Ben-mes-couilles » ou je sais plus quoi! J’vous jure, il m’a dit: « moi rien voir missieur, vous pas malade missieur ».

Moi> <consternation>

Lui> Mais si! Mais si, il parlait comme ça!  Encore un qui a acheté son diplôme à cinq euros dans son pays avant de venir ici. Ah c’est sur qu’il doit pas nous coûter cher, mais dis donc! J’ai l’impression que dans cet hôpital c’est là qu’on tests tous ces pseudo-docteurs, pour voir s’ils peuvent vraiment soigner les gens ou s’ils feront plutôt vétérinaire comme chez eux.

Et dire que je pensais que l’époque de Tintin au Congo était révolue …

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Pour fêter le retour (timide mais remarqué) du soleil, et parce que je ne concevais pas de ne pas partager cette photo, voici pour vous:

(clic)

Deux coups de téléphones, qui n’ont en commun que leur brièveté.

Il y a deux semaines:

– Bonjour. Je vous appelle de la part d’Orange pour savoir si vous êtes satisfait de votre prestation internet.

– Oui, aucun problème.

– Très bien, bonne fin de journée!

Aujourd’hui:

– Bonjour. Je vous appelle de la part d’SFR qui est fier de vous compter parmi ses plus fidèles clients et qui…

– Je ne suis plus client d’SFR. Depuis plusieurs mois.

– Ah bon? Votre ligne 06xxx… n’est plus chez nous?

– Non.

– Très bien, bonne fin de journée! 

Je regarde de moins en moins la télévision. En dehors du journal, des émissions culinaires et de quelques rares séries, je n’y trouve plus mon compte. Toutefois, depuis quelque temps à présent, l’impensable s’est produit pour moi lorsque je suis tombé, par hasard, sur l’émission littéraire de france 5 du jeudi soir, La grande librairie.

Pour moi, une émission littéraire, par définition, c’est chiant. J’aime pourtant lire, mais c’est pompeux, rasoir, et ça se veut trop intellectuel, réservé à une élite qui regarde encore moins la télévision que moi. Mais je dois avouer que celle-ci est beaucoup plus abordable, dynamique, et son format court permet de ne pas avoir le temps de s’y ennuyer. En général, je l’écoute d’une oreille distraite tout en faisant autre chose, principalement des parties de Starcraft II en ce moment, comme quoi jeux vidéos et littérature ne sont pas incompatibles. Il n’y a encore que d’infimes parties de l’émission qui m’intéressent, mais elles arrivent à me faire retourner pour regarder l’écran et éteindre le son de mon jeu l’espace d’un instant, exploit notable.

Si j’en parle aujourd’hui c’est surtout pour l’émission de ce soir, dernière de la saison. La première partie en était particulièrement amusante, et j’invite tous les lecteurs, amateurs ou chevronnés, à la visionner. Cinq romanciers étaient invités pour parler tout à tout d’un classique qu’ils conseillent de lire cet été, puis d’un classique qui n’est pas de leur goût. Et c’est sur ce dernier point que l’émission était intéressante. Entendre de tels écrivains descendre Notre dame de Paris ou Tintin (comme quoi il y en a pour tous les goûts) c’est particulièrement jouissif et drôle. En tout cas moi, je me suis beaucoup amusé, les échanges passionnés et argumentés étaient captivants.

Pour les curieux, l’émission est disponible sur son site, ne vous en privez pas!

La semaine prochaine, le 05 juin, comme tous les ans, c’est la journée mondiale de l’environnement.

Le thème de cette année s’attaque au gaspillage alimentaire. Tandis que des millions de personnes souffrent de la faim, une quantité astronomique de nourriture est gâchée, perdue. L’impact sur l’environnement est non négligeable, puisque d’importantes ressources sont à chaque fois utilisées pour confectionner cette nourriture qui finira à la poubelle.

Je ne peux que vous conseiller de vous rendre sur le site officiel de la journée mondiale de l’environnement, bourré d’infos et d’astuces sur ce sujet. Aucune excuse cette année pour ne pas vous y rendre, ils ont fait l’effort de faire une version française intégrale. Je peux vous dire que ça m’a grandement facilité la tâche pour faire ma campagne annuelle de sensibilisation au boulot 😀

Voilà un exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Ou alors débrouillez-vous, mais il ne faut rien gâcher 🙂

 

Cette semaine je vais sans scrupules aucun subtiliser la recette de mon ami Vincent pour ce gâteau du dimanche. Car outre le fait d’être beau, intelligent, polyglotte, cultivé et effroyablement mature, j’ai appris récemment que Vincent cuisinait aussi. Il ne lui manque plus qu’à passer dans mon lit pour qu’il soit parfait, mais comme nul ne l’est, je pense que je peux attendre encore un peu. Bref ! Cette semaine donc, je lui emprunte sa recette de tarte au citron, qui ma foi est fameuse et si facile à réaliser que se serait un crime de s’en priver.

– 150g de sucre

– 150g de beurre

– 100g de poudre d’amandes

– 3 oeufs

– 2 citons non traités après récolte

– 1 pâte à tarte (sablée de préférence)

C’est parti! Commencer par faire fondre le beurre. Pendant ce temps, mélanger le sucre et les oeufs. Râper les zestes des citrons, les ajouter à la préparation. Ajouter le jus d’un citron pour un gâteau à la saveur légère et délicate, le jus des deux citrons si vous préférez un goût plus intense (j’ai opté pour un seul jus) Ajouter le beurre fondu, puis la poudre d’amande. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une préparation liquide bien lisse. Positionner la pâte dans le moule, piquer le fond à l’aide d’une fourchette. Verser la préparation par dessus et enfourner pendant 30mn à 180°C. Vérifier la cuisson en y plantant un couteau: la lame doit ressortir sèche.

Simple, efficace, il ne reste plus qu’à déguster en essayant de ne pas la finir d’un coup.

(Photo de Vincent)

 

Il y a une semaine un ami me demandait comment allait la population locale près de chez moi, habitué à lire les quelques anecdotes que je peux laisser sur mon blog. Car il est vrai que j’en ai peu parlé dernièrement, rien ne méritait vraiment que je m’y attarde, ou peut-être ais-je commencé à m’habituer à évoluer au milieu d’absurdités grotesques. Quoiqu’il en soit, dans les jours qui ont suivi, j’ai été témoin d’une scène qui ravira certainement mon ami en mal d’histoires incroyables.

Ainsi donc, après avoir chargé mon caddie de victuailles qui allaient sous peu ravir mes papilles, je me dirigeais à une caisse ou une file d’attente anormalement longue s’était constituée. Oui, autant ce supermarché est cher, possède des tas de produits périmés ou en passe de l’être et garde ses légumes en rayons plusieurs mois sans aucun problème, autant il est plutôt bien organisé et ses caisses s’ouvrent dès qu’il y a un afflux de clients, de sorte qu’il n’y a jamais plus de deux ou trois personnes par caisses. Et ça c’est un vrai bonheur comparé aux hypermarchés ou la seule attente en caisse peut représenter les trois quarts de votre temps total de courses. Je patientais donc derrière deux femmes, dont l’une d’elle avait amené son enfant, âgé de 5-6 ans. Ce cher bambin semblait un poil énervé, la mère l’était encore plus. S’adressant à la seconde femme qu’elle connaissait visiblement:

– Oh je te jure! Je n’aurai jamais du l’amener! Oh ça non! (Se baissant pour parler à son rejeton) Tu seras puni en rentrant! Tu m’entends? Puni!

A cette annonce, lui qui était déjà énervé se renfrogne davantage. Il chouine, tape du pied dans le caddie, donne des coups à sa mère à l’aide du sac de bonbons qu’il tient en main. Elle semble indifférente à tout cela, continuant de se plaindre à son amie qui reste muette.

– Nan mais c’est vrai! Il est abruti ce gamin je te dis! Ah ça! Nous devions sortir après avoir déchargés les courses mais non, il sera puni! Puni ! (soupir) Il va vraiment finir par me rendre folle, je te jure! J’aurai mieux fait de le laisser à la maison. (Elle se baisse à nouveau, saisi son fils fermement par l’épaule) Ah oui! Nous devions sortir, et bien tu seras puni! Puni !

Et tandis qu’elle se redresse, fière d’avoir enfoncé le clou, il s’énerve davantage, frappe sauvagement le caddie à l’aide de son sac de bonbons pour se défouler. Il faut peu de temps pour que le sachet craque, et les bonbons de se répandre au sol, roulant dans les rayons, se glissant derrière les caisses.

– Ah ben bravo tu as gagné!

Il se met à pleurer, vexé et désolé de voir ainsi son précieux trésor lui échapper. Elle le secoue alors par les épaules, si violemment qu’il en tombe à la renverse.

– Aller, suis-moi! Suis-moi je te dis!

Elle le prend par la main, le traîne littéralement sur deux mètres avant de faire une pause pour lui laisser le temps de se relever. Elle abandonne son caddie alors que c’était à son tour de passer. Son amie le charge à la caisse sans mot dire. Quelques minutes plus tard, on les entend revenir avant même de les voir. Elle hurlant, lui pleurant.

– Viens! Mais viens je te dis! C’est à notre tour! Rho, tu nous fais perdre du temps! Viens!

Elle va le chercher pour le tirer d’un pas pressé. Il pleure toujours alors qu’il arbore un nouveau sac de bonbons. Elle ne prend ni le temps de ramasser ceux qui sont au sol, ni celui de remercier son amie pour avoir déchargé et commencer à recharger l’intégralité du caddie. Elle continue d’affirmer, à tour de rôle à son amie et à son enfant qu’il sera puni. Oui, puni.

Et tandis que je chargeais à mon tour mes courses sur le tapis de la caisse, je l’entends s’éloigner:

– Tu seras puni en rentrant! Tu m’entends? Je te dis que tu seras… oh! Tu as vu le manège? Tu veux en faire un tour ?

Après avoir payé, je me rendais à ma voiture, passant devant les deux amies discutant en attendant que le tour de manège se termine, celui sur lequel se trouvait l’enfant pleurant toujours, son sac de bonbons en main. Il y a vraiment des fois où je me dis que l’on devrait délivrer des permis de procréer à certaines personnes avant de les laisser faire n’importe quoi.

… de cristal, il semblerait que bien que revenu dans son enfance, Sangoku n’ai pas oublié les petites joies entre adultes.

Ca me donnerait presque envie de regarder enfin DBGT … ou pas.

J’avais lu le livre d’une traite; il m’avait captivé. Le voilà adapté au cinéma, enfin.

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