Au risque de paraitre insistant, je tiens à reparler de la gastronomie, ou plutôt de l’absence de gastronomie, au Portugal.

C’est un pays plutôt agréable, accueillant, dans lequel j’aurai pu retourner fréquemment s’il n’y avait pas eu cet impair fatal. Le pire, c’est qu’ils ont matière à travailler ! Ils ont des produits de qualité (poisson, fruits de mer), mais ils n’en font rien. Pire, ils peuvent même les gâcher avec de mauvais accompagnement. Un exemple simple : ils raffolent visiblement de la coriandre fraiche. Pourquoi pas. Mais ils en mettent tellement qu’ils viennent couvrir le goût des aliments associés. Quel dommage !

Il a eu une formule qui, bien que légèrement exagérée, résume plutôt bien la situation : « Ce que nous nous appelons raccommoder les restes, eux ils appellent ça plat national. »

La pauvreté de leur talent en cuisine va hélas de pair avec la diversité des assiettes servies. On fait vite le tour de la gastronomie Portugaise. J’ai eu une lueur d’espoir lorsqu’au dessert, écœuré d’avoir mangé des Pastei de Nata à chaque repas, on me proposa une nouvelle spécialité (en dehors des cheese-cake que l’on trouve partout chez eux mais qui n’ont rien de national) : du fromage de chèvre frais servi avec de la confiture de potiron. Basique, mais l’association des deux pouvait s’avérer originale. Hélas, le fromage servi n’avait aucun goût, comparé aux chèvres que l’on peut trouver dans notre Berry par exemple, au goût franchement prononcé. Le dessert en perdait tout son intérêt.

Comment un pays de prime abord si merveilleux peut-il se contenter d’une gastronomie pire que celle de la pologne, pays cauchemardesque au possible ?
L’anecdote la plus navrante à ce sujet me vient encore de lui : il m’a expliqué que la meilleure fois où il a mangé portugais et où il y a prit du plaisir, c’était à Strasbourg : un Portugais pure souche, venu en france pour y suivre des cours de cuisine y a ouvert un restaurant servant des spécialités de son pays.

J’en appel maintenant à tous les cuistots portugais, professionnels ou amateurs : venez en France, apprenez à cuisiner, et retournez ensuite chez vous rehausser le niveau national, bon sang !
Vous ne pouvez décemment pas rester ainsi, ne vous ajoutez pas une crise culinaire à la crise financière qui vous accable.

Et à appel exceptionnel, mesure exceptionnelle : je traduis fais traduire par un logiciel ce dernier paragraphe directement en portugais afin d’être mieux entendu :

Eu agora apelo a todos os cozinheiros Português, profissional ou amador: vir à Franca, aprender a cozinhar, e depois voltar para casa elevar o nível nacional, caramba!

En espérant que cela aboutisse, je repasserai vérifier plus tard, fieffés margoulins !