Lisbonne, capitale portugaise bordant l’atlantique. J’en avais eu un trop court aperçu lors d’une de mes réunions de travail, et j’en gardais un souvenir agréable, me promettant d’y retourner pour approfondir mes connaissances Lisboètes. Nous sommes là dans une capitale d’europe de l’ouest, donc fortement asseptisée: l’individu lambda ne s’y sentira pas perdu. Toutefois, quelques points particuliers attirent le regard dès l’arrivée et nous signalent que non, nous ne sommes pas en france. C’est d’abord les Azulejos qui s’imposent à nous. Ces carreaux de céramique, aux motifs et couleurs variées, bordent la façade des immeubles. C’est typique, tous les touristes se ruent dessus: moi je trouve cela typiquement moche. Mais bon, ça dépayse, ça fait du bien.

    

Déjà “dépaysants” à l’extérieur, on reste sans voix devant le bon goût des intérieurs. (clic pour mieux en apprécier les détails)

Puis le regard baisse et se pose sur les pavés des trottoirs. Petits blocs lisses (et donc sacrément casse gueule une fois humides – et il pleut beaucoup à Lisbonne, nous y reviendrons) pour la plupart blanc, mais pouvant aussi être noir pour former quelques figures géométriques dans les rues les plus fréquentées. Sacré boulot que d’avoir pavé toutes les rues de la ville, on comprend qu’ils ont affectés leurs prisonniers à cette tâche.

Mais outre ces détails visuels, Lisbonne est une ville qui se mérite. C’est une sorte de Montparnasse géant. Ca monte, ça descend, continuellement. Aussi faut-il s’armer d’une bonne paire de chaussures et de beaucoup de courage pour s’y aventurer.

   

Ah oui, c’est coloré aussi, Lisbonne.

Fort heureusement, les transports en communs y sont bien développés. Il est même agréable de prendre le métro, neuf, propre. J’insiste sur ce dernier mot: pour ceux qui n’auraient connus que le métro parisien, sombre, puant, où la fange s’accumule à longueur de temps, le choc peut être rude. Il y a même des plans clairs et des sièges ergonomiques confortables. Bon, l’arrivée en station reste approximative, parfois le chauffeur ayant oublié de freiner et ne présentant qu’une moitié de métro aux utilisateurs. Autre particularité, le ticket. Plus besoin de collection les tickets uniques, là vous en payez un qui reste valable un an, à recharger à chaque fois bien entendu. Le côté pratique c’est que ce même billet est aussi utilisable pour les trains. Par contre il faut comprendre son fonctionnement. Là j’avoues ne pas avoir bien perçu toutes les subtilités locales.

Enfin Lisbonne, c’est la capitale des contrastes. On peut passer d’un quartier populaire, ancien, étroit et sale tout en restant charmant, à un quartier flambant neuf, construit spécialement pour l’exposition mondiale de 1998. Il n’est pas rare non plus de tomber sur des bâtiments en ruines, voire sur des terrains vagues tout proches du centre, jouxtant des hôtels de luxe où des monuments divers. Il y en a pour tous les goûts, chacun peut y trouver son compte :)  

   

L’hôtel 4 étoiles jouxtant un batiment à l’abandon, délabré: un grand classique Lisboète.

Oui, il y avait bien là de quoi passer une charmante semaine.