Cet après-midi, mon père me propose de regarder un dvd qu’il a enregistré il y a peu: “The good, the bad, and the weird

Western coréen, je m’attendais au bon nanard typique, et les premières images n’ont fait que conforter mon opinion. Mais bon, quitte à voir un navet, je décide de ne pas m’ennuyer et essaie de rentrer dans le film.

Rapidement, une fois l’effet de surprise passé (jeu des acteurs, costumes, bande son…) je me surprend à sourire, puis à rire franchement. L’absurdité de ce film, l’exagération des situations et toute la mise en scène font de ce film une pure merveille.

On se retrouve embarqués dans une chasse au trésor sans queue ni tête, où la longue liste des protagoniste va sans cesse s’affronter à grand coups d’armes à feu aux munitions infinies. Tous les clichés des westerns sont passés en revue, avec lourdeur, car la démesure mène le film. Toujours plus, plus, plus.  Plus d’action, augmentant crecsendo jusqu’au final en apothéose. Toujours plus de personnages, de figurants et de second rôles, pour finir avec des armées entières s’affrontant dans une bataille dont ils ignorent la cause et le but. Une bande-son toujours plus présente, tonitruante. Et des personnages toujours plus stéréotypés, avec un méchant très méchant, un idiot très idiot, et un gentil très gentil. Quoique sur ce dernier point j’exagère: il s’avère que les personnages sont plus travaillés que cela, même s’ils ne révolutionnent pas le genre.

Au final, j’ai passé un bon moment, et je le recommande vivement à quiconque armé d’un second degré  à toute épreuve et voulant voir quelque chose d’un peu différent de la soupe que l’on nous sert trop souvent actuellement :)

Et si je n’ai pas encore retenu votre attention, ce qui suit le fera peut-être:

Lee Byung-hun. A gauche interprêtant le méchant dans le film, à droite … ailleurs ;)

Au cours du réveillon, entre la fin du plat et l’arrivée du fromage, je me retrouve un court laps de temps avec ma soeur. Se rapprochant, elle me chuchote rapidement:

“Hey! J’en profite qu’on soit que tous les deux: les parents envisagent de divorcer.”

Les fêtes avaient un gout amer cette année.

Parfois, en regardant le JT, je me dis naïvement: “Waaa! J’ai de la chance d’habiter à la campagne plutôt qu’en ville, là où sont rassemblés tous les délinquants, voyous et autres pyromanes parqués dans leurs cités.” Nenni! La campagne est pire, bien pire. Les gangs y sont tout aussi présents, seulement ils sont bien plus discrets, fourbes et retorts. J’ai eu le malheur d’assister aux agissements de l’un d’eux hier, j’en suis encore tout choqué.

Il faut dire que je ne l’avais pas vu venir, inconscient que je suis. Ils étaient pourtant tout autour de moi, présent eux aussi au pot de fin d’année de l’usine. Tout le personnel écoutait d’une oreille distraite le discours du patron, collés les uns aux autres dans notre (trop) petite salle de réunion. Après coup, je réalise que leur plan était parfait. Tout était planifié minutieusement, les rôles attribués étaient connus sur le bout des doigts, et tous les aléas possibles avaient été passés en revue. Ca s’est passé très vite. Un dernier mot de notre patron, et ils sont entrés en action. Dès lors, tout était perdu pour nous.

La fin du discours annonçait la venue des petits fours et des boissons, et avec eux leurs trésors tant convoités. Oui, le butin à ne pas rater était les capsules des bouchons de champagne. Aussitôt les bouteilles posées, le gang a sévit. Main basse sur le liquide, c’est eux, et seulement eux qui ouvrent les bouteilles. Rapidement, deux d’entres eux sont mis sur la touche: un employé leur signal qu’il serait bon qu’ils servent les bouteilles qu’ils ont débouchés avant d’en ouvrir d’autres. Ils s’y emploient sans rechigner. Peu importait, puisque d’autres oeuvraient encore. Les éventuels concurrents sont éloignés. Dès qu’ils s’approchent, une soubrette se charge de leur faire la conversation, proposant même un petit four ou tendant une des rares coupe de champagne déjà remplie. Tout se déroulait parfaitement selon leur plan, jusqu’au moment du drame. Un bon bougre qui trainait par là, voulant aider, s’est saisi d’une bouteille. Il n’avait pas été repéré comme concurrent potentiel et était passé entre les mailles du filet. Mais là encore, une furie avait été prévue pour ce cas extrême, se précipitant pour lui reprendre le magot. Hélas, le pauvre ne l’entendait pas de cette façon: c’est qu’il voulait vraiment aider, l’insensé! Elle n’en démord pas, y mets toutes ses forces et finalement parvient à arracher la bouteille des mains de ce fou, mais, entrainée par son mouvement, elle tombe à la renverse et s’étale devant l’assemblée. Pas grave, le plus important, la précieuse capsule, était entre ses mains.

Toutes les bouteilles ouvertes, certaines pour rien, le gang se rassemble à l’écart. Il contemple rapidement son butin mais ne s’y attarde pas, tout n’est pas encore gagné. Les capsules passent de mains en mains pour qu’une même personne les rassemble. Elle se voit confier les clés de leur voiture et s’éclipse rapidement pour enfermer leur prise. Revenue après quelques minutes, le gang respire, se détend. Le tour était joué. Il était maintenant l’heure de profiter du pot, en glissant autant que possible quelques petits fours dans des sacs prévus à cet effet: il faut faire des provisions pour les fêtes à venir.

Spectateur mi-amusé mi-atterré, je me dis que les collectionneurs sont vraiment prêts à tout. J’apprendrai le lendemain qu’ils n’en étaient point, puisque tout le butin était destiné à la vente au prochain vide-grenier.

Croyez-moi, citadins, vous ne soupçonnez pas les terribles dangers qui guettent à la campagne.

Je viens de terminer “L’idiot roi“, de Scott Baker.

Ce roman nous fait découvrir Amber, enfant rachitique et retardé qui va trouver la paix dans une confrérie religieuse où il va communier avec dieu. Mais cette vie ne lui convient pas, aussi, et grâce à la fortune tirée d’un héritage, il va se payer un transfert sur une autre planète, dans un autre corps, fort et robuste, doté d’un cerveau ne souffrant d’aucune tare. Mais s’habituer à un corps n’ayant rien d’humain n’est pas aussi aisé, d’autant plus qu’il ne parvient plus à communier avec dieu. S’en suit une longue quête d’acceptation et de travail sur lui-même, dans un monde bien plus hostile qu’il ne l’était présenté.

Une lecture très intéressante, et une coïncidence troublante: sur toute la pile de livre qui m’attend sur ma table de chevet, qu’est ce qui a pu faire que je choisisse celui dont Avatar est visiblement fortement inspiré? Quand j’ai entamé sa lecture, je n’avais encore aucune idée du scénario du film, ne m’intéressant pas aux trop grands éclats médiatiques.

Tout y est! (attention, quelques banalités “révélations” sur le film suivent dans ce paragraphe) Le héros handicapé (sauf qu’ici ce n’est pas que physique), le transfert dans un autre corps (mais là ce n’est pas une formalité que l’on fait comme de changer de chemise), le monde hostile à un être humain, la présence forte d’une entité naturelle agissant sur la faune et la flore, le lien permettant de ne faire qu’un avec la faune locale… Ce dernier point est d’ailleurs horriblement similaire, à la virgule près.

Bon, je ne vais pas en rajouter sur l’absence d’originalité d’Avatar, j’en ai déjà assez dit, et je vois avec soulagement que d’autres critiques émergent dans ce sens, ajoutant du poids au mouvement du “Avatar c’est bien, mais…” En tout cas, si vous avez aimé le film, lisez “L’idiot roi“, c’est pareil mais en bien mieux :)

Il y a peu, jai découvert par ici ( attention not work safe) un modèle qui m’a laissé perplexe. Son physique (malgré l’overdose de retouches photo) ne m’a pas laissé indifférent, mais il n’était qu’un modèle parmis tant d’autres, en deux clics j’étais ailleurs.

Pourtant, je me remémorais encore ses photos plusieurs jours après. Quelque chose m’intriguait sans que je puisse savoir ce que c’était. Ce n’est que plus tard, au détour d’un poste à l’usine, que j’ai eu la révélation. C’était pourtant frappant! Comment n’ais-je pas pu faire le lien plus tôt?

Ce modèle possède les mêmes  traits que le bogoss de mon boulot. Même forme de visage, même regard, même pilosité faciale (barbe, cils, sourcils), la ressemblance est frappante. Bien sur, il y a des différences, et non des moindres, à commencer par la corpulence. Au boulot, il est petit, chétif, musclé certes, mais pas bodybuildé. Il n’a pas la même coupe de cheveux non plus, par contre il a gardé la ligne pileuse descendant de son nombril pour rejoindre les secrets de son boxer (rrrRRRrrrr) Et au moins, au boulot, il n’est ni flouté ni lissé comme sur ces clichés.

Sourire en coin, je retournais à mes occupations, mystère résolu.

Vu Avatar hier soir. Ouais.

Alors oui, c’est beau, oui c’est bien réalisé, non on ne trouve pas le temps long, mais purée quelle platitude au niveau scénaristique!

Il n’y a absolument rien d’original dans ce fil. RIEN! Que se soit au niveau des personnages: le gentil qui trahit son camp de “méchants” pour s’allier aux opprimés, la pseudo-scientifique-écolo qui tente de raisonner le vilain capitaliste avide lui même-allié au vilain général barbare  qui ne peut pas jouir sans son bain de sang quotidien. Au niveau de la morale: “Bouh! Les vilains humains qui tuent des arbres pour se faire du fric!” Au niveau des indigènes, peuplade primitive qui comprend et communique avec mère nature, vivant en harmonie avec elle. Au niveau des clichés incontournables: l’acceptation du héros chez les primitifs, sa romance avec la belle héroïne, son combat contre le vilain, très vilain, méchant, etc.

Bref, pas une once d’originalité. Avatar c’est du réchauffé mis au gout du jour pour qu’au moins ça fasse joli, à défaut de faire intéressant.

Ce qui m’énerve dans tout ça, c’est le buzz qu’il y a eu autour de ce film, annoncé comme le meilleur film de tous les temps, ayant profité d’une vaste campagne de promotion sur tous les médias, bourrage de crâne en masse. Du coup, sur toutes les lèvres à la sortie: “Ouhaaa! C’était génial!” Je suis certain qu’avec moins de pub et plus de critiques objectives, ce film aurait eu bien moins de succès, ce qui aurait été mérité.

Ceci dit, ça reste un bon film tout de même, et puis rien que pour Sigourney Weaver, il vaut le coup d’oeil (/love) Alors allez le voir, mais s’il vous plait, avant de contibuer au mouvement programmé par une débilisation de masse du “Ouhaaa! C’était génial!”,  repensez un peu à tout ça et nuancez vos propos.

Merci.

Cet été, j’ai lancé avec succès un repas avec tout l’encadrement de mon boulot, avant de partir en vacances. Ca avait plû, ca permettait de décompresser un peu et de se retrouver pour une fois en dehors du taff.

Hier, j’annonce vouloir recommencer, la plupart acceptent avec enthousiasme, et puis je reçois un mail groupé de plusieurs personnes: “Mais! Nous sommes en congés ce jour là!”

Et oui, cet été, eux avaient des vacances décalées d’une semaine, et alors que tous nous étions revenus pendant nos vacances pour le repas, eux avaient eu droit à une grande pause pendant leur boulot. Ils pensaient surement avoir la même opportunité là encore. Ben non.  Du coup ils ne viennent pas.

Réalité: 1 – Ma naïveté: 0

Ca y est, le chiffre est tombé: ça sera 101 licenciements (70 à 100 étaient annoncés) et si possible, avant la fin de l’année.

Ah, et joyeuses fêtes!

Le “torse de Milet” s’impose d’emblée par sa carrure athlétique, ses épaules puissantes et ses proportions massives. Il témoigne de l’évolution radicale du type du nu masculin au début du Ve siècle avant J.-C., au passage de l’archaïsme au classicisme[...]

Je ne sais pas si c’est parce qu’une classe lambda s’est vue chargé d’un exposé sur ce sujet ou si des internautes se sont subitement découverts une passion pour les statues grecques, mais le torse Milet, qui a illustré une ancienne note, a fait venir beaucoup de monde ici ces dernières semaines.

J’imagine la déception de certains, arrivés ici et ne trouvant rien en rapport avec ce dit torse.  Voilà, maintenant ils auront toutes les infos le concernant.

Sinon, si les torses de statues grecques vous intéressent, vous pouvez aussi aller voir le torse de discobole, au musée du Louvres, il vaut aussi le coup d’oeil.

Et si c’est les torses bien vivants qui vous intéressent, il en traine quelques-uns ici même ;)

Onze médailles dont six en or, telle est la récolte française aux championnats d’europe de natation qui viennent d’avoir lieu à Istanbul.

Ce championnat était le dernier où les combinaisons étaient autorisées. Bientôt les torses s’exhiberont à nouveau! :)

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